Loyers en Ile-de-France au 4T 2012 : les locataires plus que jamais en position de force pour négocier auprès de leurs propriétaires
Contre toute attente, la consommation de bureaux par les entreprises en 2012 est resté quasiment stable par rapport à 2011. Ce sont les grands acteurs qui ont soutenu la consommation de surfaces de 2012, tandis que les petites et moyennes entreprises semblent avoir davantage pâti de la conjoncture morose. A noter toutefois que les transactions conclues ont été essentiellement régies par des logiques de regroupement et de consolidation d’actifs, et que petits comme grands acteurs ont très fréquemment mené des renégociations de baux en parallèle de leurs recherches de locaux. L’heure est donc, pour tous, à la prudence !
Pour attirer de nouveaux locataires, les propriétaires-bailleurs accordent des mesures d’accompagnement de plus en plus généreuses.
Pour conserver les locataires en place, ils accèdent aux demandes des entreprises qui cherchent à renégocier leurs baux et qui sont prêtes à actionner tous les leviers imaginables (périodes triennales, fins de baux, indexation…) pour réduire leurs loyers. Ils anticipent même parfois sur ces attentes et adoptent une position proactive dans le but de sécuriser leurs revenus.
Ce réajustement des valeurs concerne également désormais les loyers faciaux. Plus à l’écoute du marché, de nombreux propriétaires revoient leurs loyers à la baisse.
Du côté des valeurs locatives haut-de-gamme :

Source : JLL – Janvier 2013
- Le loyer haut de gamme parisien s’érode au 4e trimestre : il s’établit désormais à 770€/m² dans le Quartier Central des Affaires – un niveau de loyer qui ne concerne qu’un nombre très réduit de transactions, compte tenu de la grande rareté des immeubles de qualité sur ce secteur.
- Dans tous les arrondissements parisiens, sans exception, la tendance est à la stabilité ou à la baisse.
- En dehors de Paris, le réajustement des valeurs est plus conséquent encore : l’offre locative élevée conduit de nombreux propriétaires à ajuster leur politique tarifaire avant même que les négociations ne soient entamées. L’assouplissement touche tous les secteurs, en particulier les secteurs établis de l’Ouest, en situation de « sur-offre ». A La Défense notamment, le loyer haut-de-gamme confirme sa décrue, et se stabilise à 530€. Probablement l’indice que le secteur peine à se renouveler, concurrencé par de nouveaux marchés plus compétitifs, et que le redémarrage ne se fera qu’à la condition que les propriétaires réajustent la valeur de leurs loyers.
Du côté des loyers de seconde main, la tendance est identique :

Source : JLL – Janvier 2013
- Stabilité, voire baisse, des valeurs dans l’ensemble des secteurs, y compris dans l’hypercentre de la capitale.
- Et un loyer de seconde main moyen inchangé, à 320€/m², dans la lignée des trimestres précédents.







