Checklist du bureau idéal : où en êtes-vous ?

On vous propose des outils high tech, pour chatter avec votre voisin de bureau. On vous promet des espaces zen, pour déconnecter aux heures de pause. On vous plonge dans des ambiances funs et décalées, faites de toboggans et d’un esprit comme à la maison… Des propositions ô combien attirantes ! Mais disposez-vous du b.a.-ba : un bureau confortable, de l’espace pour travailler, des lieux pour vous concentrer ? Quand on interroge les salariés sur leurs attentes vis-à-vis de l’employeur, un tiers d’entre eux évoquent avant tout des besoins « primaires ».

La célèbre pyramide de Maslow, classification hiérarchique des besoins humains, peut-elle être déclinée aux besoins des salariés en termes d’environnement de travail ? Les résultats de l’étude Performance des collaborateurs & Environnement de travail, publiée par JLL France en mars 2015, permettent de répondre par l’affirmative. Selon les salariés interrogés, l’efficacité perçue des bureaux semble en effet régie par une logique typiquement maslowienne. Le principe ? Un besoin supérieur ne se manifeste que si les besoins inférieurs sont satisfaits.

Maslow réinventé avec quatre niveaux de besoins

Le sentiment que les bureaux permettent de travailler efficacement est donc directement lié à leur capacité à répondre prioritairement aux besoins les plus basiques des salariés : le confort au poste de travail. Les attentes en matière de travail individuel l’emportent ainsi sur celles concernant le travail collaboratif.
Ce premier niveau satisfait, le collaborateur est sensible aux aménagements favorisant le travail collaboratif et les interactions. Ces besoins peuvent être comblés par des espaces collaboratifs et informels, permettant de se réunir ou encore de pouvoir converser de façon confidentielle. L’enjeu est aussi de proposer un environnement propice au sentiment de communauté.
Le fait de disposer de bureaux facilitant l’accès à l’information et aux décideurs, nourrissant l’image de marque, ou encore favorisant la créativité n’arrive qu’ensuite. Autant d’aspects qui font écho au besoin d’estime de soi.
Enfin, les attentes en matière de liberté et d’accomplissement n’arrivent qu’en dernier. Les salariés aspirent alors à choisir leurs lieux et temps de travail, à avoir accès à distance à leurs données et à pouvoir pratiquer le BYOD (littéralement « Bring Your Own Device » ou encore « Apportez votre propre appareil »).

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Ne pas tenir compte de cette hiérarchie des besoins s’avère inefficace

Pour les entreprises, tout l’enjeu est de prendre la mesure de cette classification et de répondre en priorité aux besoins primaires. Ainsi, il apparaît inefficace d’accorder aux salariés plus de flexibilité dans la gestion de leurs temps et lieux de travail si on ne leur offre pas un confort d’aménagement minimal ainsi que la capacité de se concentrer.
Dans le détail, les salariés révèlent que leurs besoins de confort primaires sont globalement satisfaits. Pour 87 % des sondés, l’espace de leur poste de travail leur semble suffisant pour travailler et 78 % estiment que leur mobilier est confortable.
En revanche, la bonne articulation entre individuel (capacité à s’isoler) et collectif (sentiment de communauté) correspond à une attente majeure encore insuffisamment couverte, ce qui nuit à la productivité.
Résultat, un collaborateur sur dix va jusqu’à affirmer que ses bureaux ne lui permettent pas d’être efficace dans son travail. Dès lors, les salariés disent venir au bureau avant tout pour des motifs organisationnels : besoin de travailler avec son équipe ou des collègues (pour 61 % des salariés interrogés), de faire acte de présence auprès de sa hiérarchie (56 %), de participer à des réunions (27 %) ou par nécessité (imposée par le métier, à 46 %, ou par les technologies, 40 %), etc. La reconnaissance du bureau comme le meilleur environnement de travail possible arrive loin derrière, cité par 16 % des salariés.

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